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Grossesse à
l’adolescence et pauvreté
Un enfant canadien sur cinq vit dans
On sait également que le fait de devenir enceinte à l’adolescence peut conduire à la pauvreté, car la majorité des jeunes mères n’arrivent pas à terminer leurs études ou à occuper un emploi tout en prenant soin de leur enfant. De plus, elles sont abandonnées par le père dans 80 % des cas; souvent, elles doivent donc subvenir seules aux besoins de leur famille.
Les grossesses à l’adolescence constituent un problème de
société difficile à résoudre, parce que les filles de mères adolescentes ont,
selon des études américaines[2],
7,5 fois plus tendance à reproduire le comportement de leur mère et à avoir,
elles aussi, un enfant à l’adolescence. En effet, les filles de mères
adolescentes ont souvent de la difficulté à réussir à l’école et elles
cherchent un sens à leur vie au travers de
- de nausées et de vomissements;
- d’infections;
- de menaces d’avortement;
- d’affections liées à l’hypertension;
- de dépression.
Quant aux bébés :
- la mortalité périnatale est deux fois plus grande que chez les mères en général;
- le nombre d’enfants de petit poids est deux fois et demi plus élevé que chez les mères en général[4].
- le taux de prématurés est une fois et demi plus élevé que chez les mères en général.
[1] Raynault (M.-F.), « Les enfants pauvres – comment les aider ? », Le Médecin du Québec, vol. 33, no 12, décembre 1998, p. 43-46.
[2] Furstenberg F, The Next Generation : The Children of Teenage Mothers Grow up, Early Parenthood and Coming of Age in the 1990s, Rutgers University Press, 1992, Cité par : Sylvester C, Preventable Calamity, Progressive Policy Institute, 1994, pp.13-14. Accessible sur Internet : ppiinfo@dlcppi.org.
[3] Berthiaume (Dre S.), « Une grossesse désirée malgré tout », Le Médecin du Québec, vol. 33, no 12, décembre 1998, p. 39-42.
[4] Le taux de 10 % en milieu pauvre au Québec est comparable aux taux enregistrés dans certains pays en voie de développement.