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 Qu’est-ce que l’homosexualité?

 

            Il convient tout d’abord de définir ce qu’est l’homosexualité. Cela semble simple de prime abord, mais voyons quelques questions qui compliquent notre évaluation. Lorsqu’un ou une adolescente échange des caresses avec une personne du même sexe, est-ce de l’homosexualité? Si une personne a des désirs, ou fantasmes, envers une personne du même sexe, est-elle homosexuelle?

 

Les homosexuels sont-ils nombreux? Quel est leur mode de vie? Quelle est leur espérance de vie? L’homosexualité est-elle une maladie ou un choix volontaire? Quelle est la cause de l’homosexualité? Voilà d’autres aspects importants qui nous permettront de mieux définir l’homosexualité. Le présent article répondra à ces questions, à l’exception de la dernière qui sera traitée dans un deuxième article intitulé Peut-on soigner l’homosexualité?

 

Après un lobbying intense de la part des homosexuels, l’American Psychiatric Association (APA) a fait rayer, en 1973, l’homosexualité de la liste des maladies psychiatriques. Cette démarche a été une étape cruciale pour l’avancement de la cause des gais, même si la décision a été très contestée parce que seulement un faible pourcentage des membres de l’APA étaient présents lors du vote. Quoiqu’il en soit, les spécialistes disent aujourd’hui que l’homosexualité est un choix d’orientation sexuelle. Comment comprendre cette définition?

 

1.      Un choix : La notion de choix indique qu’il s’agit d’un comportement volontaire et librement consenti. L’inceste ou une agression sexuelle n’est donc pas un comportement homosexuel pour celui ou celle qui subit l’agression de la part d’une personne de même sexe.

 

2.      Une orientation : La notion d’orientation évoque un processus qui s’établit progressivement dans le développement sexuel de l’individu. Le comportement homosexuel a nécessairement un début, mais il faut du temps et plus d’un échange homosexuel avant que l’on puisse dire à une personne avec certitude qu’elle est homosexuelle. Un adolescent qui a des échanges homosexuels, tout en ayant des pensées pour l’autre sexe, est donc bien loin d’être homosexuel. Si ces échanges sont librement consentis, ils se produisent en général parce qu’il est plus facile d’avoir accès aux personnes du même sexe et que les pulsions sexuelles sont très fortes à cet âge. En fait, il est reconnu que ce genre d’échanges a fait partie de l’expérience de nombreux hétérosexuels.

 

3.      Sexuelle : Toute personne qui se sent attirée par quelqu’un du même sexe ne choisit pas pour autant de passer à l’acte et d’avoir des rapports avec les personnes du même sexe. Pour parler d’homosexualité, il faut qu’une personne ait franchi cette étape. Le simple fait, pour un hétérosexuel, d’avoir, à l’occasion, des fantasmes homosexuels n’est donc pas visé ici par notre définition. 

 

Les homosexuels sont-ils nombreux?

On peut lire dans les manuels scolaires et dans divers sites Internet que    10 % de la population est homosexuelle. Une coalition d’activistes homosexuels américains a admis, en 2003, que ce chiffre est exagéré[1]. La coalition a mentionné que l’étude la plus reconnue sur les pratiques sexuelles aux États-Unis est la National Health and Social Life Survey (NHSLS)[2]. La NHSLS a démontré que 2,8 % des hommes et 1,4 % des femmes de la population générale s’identifient comme homosexuels ou bisexuels. Si nous excluons les bisexuels de ces  données, le pourcentage de la population qui s’identifie exclusivement comme homosexuel serait de 2 % pour les hommes et 0,9 % pour les femmes. De plus, avant l’âge de 18 ans, seulement 0,9 % des garçons et 0,4 % des filles rapportent avoir uniquement des relations homosexuelles.

 

On pense que le mythe du 10 % vient d’un des rapports d’Alfred Kinsey, dont les différentes sections ont été publiées en 1948 et en 1953. Dans le livre exposant l’étude de la NHSLS, Laumann mentionne que Bruce Voeller a revendiqué être à l’origine de ce mythe basé sur Kinsey. Il aurait publicisé cette donnée quand il était président du National Gay Task Force, en 1970, afin de convaincre les politiciens et le public qu’il y avait des homosexuels partout. Or, d’une part, Kinsey a généralement déclaré qu’il estimait le nombre des homosexuels à 4 %. D’autre part, l’échantillonnage de Kinsey était constitué à 25 % de criminels emprisonnés. À cause de cela, les conclusions de Kinsey sont maintenant considérées comme non valables par plusieurs chercheurs. Nous disposons de données démographiques récentes effectuées selon les règles de l’art et sur des groupes plus volumineux que celui de Kinsey. Ces recherches récentes, effectuées dans plusieurs pays, démontrent qu’il y a entre 1 % et 3 % d’homosexuels au sein de la population mondiale[3], [4].

 

Quel est le mode de vie d’un homosexuel?

La question est bien large. On pourrait parler du fait que la plupart des homosexuels sont des êtres sensibles et doués et que plusieurs ont des talents artistiques reconnus. Ils sont cultivés, ils aiment les sorties et ils ont un réseau social impressionnant. Le revenu moyen d’un homosexuel est nettement supérieur au revenu moyen d’une famille hétérosexuelle avec enfants. Il y a 15 ans de cela, une étude a démontré que : le revenu moyen d’un foyer homosexuel est de 62 000 $CAN ; pour les lesbiennes, ce chiffre est de 41 000 $CAN. Les homosexuels atteignent un niveau d’éducation post-secondaire (80 %) quatre fois plus souvent que la moyenne générale de la population (20 %), le rapport étant trois fois plus pour les lesbiennes (60 %)[5].

 

Quant à la chasteté, disons que plusieurs homosexuels ont une conception du couple bien différente de celle des hétérosexuels. Ken Popert est un activiste qui a tenté de faire modifier les lois canadiennes. Il a plaidé que son partenariat avec Brian Mossop constituait une famille. Interrogé devant la Cour suprême, il a déclaré : Je suis dans un réseau de relations qui n’a ni centre ni limites. Contrairement à la famille, ce réseau n’a pas de structure, ce n’est pas une institution. Chaque personne peut s’en croire le centre car, en réalité, il n’y a pas de centre[6].

 

Si ces notions semblent trop abstraites, voici des chiffres bien concrets[7] :

·        En 1981, moins de 2 % des homosexuels avaient moins de 10 partenaires[8].

·        En 1984, en raison de l’épidémie de sida, le vagabondage sexuel moyen des homosexuels est tombé de 70 à 50 partenaires par an[9].

·        En 1987, 43 % des homosexuels de race blanche estimaient le nombre de leurs partenaires à vie à 500 ou plus[10].

·        En 2003, une étude menée aux Pays-Bas et publiée dans le Journal AIDS a démontré que les relations homosexuelles duraient en moyenne un an et demi. Cette dernière étude a aussi démontré que les hommes homosexuels ont une conception bien différente de ce qu’est l’engagement. En effet, les personnes qui disaient avoir un partenaire stable avaient aussi en moyenne 8 autres partenaires sexuels simultanément[11].

·        En 2004, un sociologue de l’Université de Chicago, Edward Laumann, a étudié les habitudes sexuelles de 2 114 personnes de quatre localités avoisinantes de Chicago, incluant le quartier gai surnommé Boys Town. En avril 2004, le chercheur était sur le point de publier un livre intitulé Sexual Organization of the City dans lequel il qualifie le style de vie homosexuel de volatile et explique que les relations homosexuelles ne durent généralement guère plus de six mois. Dans la section du livre consacrée à Boys Town, l’auteur explique qu’en dépit d’un réseau social très développé, les gais et les lesbiennes terminent généralement leur vie dans la solitude[12].

 

Quelle est l’espérance de vie d’un homosexuel?

La grande promiscuité des homosexuels mâles explique pourquoi ce groupe a été le premier atteint par le sida. Les chercheurs estiment que l’homosexualité diminue l’espérance de vie des hommes de 8 à 20 ans[13], selon les études. Une étude a démontré, en 1998, que l’espérance de vie moyenne des homosexuels mâles ne dépasse pas 50 ans[14]. En comparaison, une autre étude effectuée en 1998 a permis de conclure que le tabagisme diminue l’espérance de vie des hommes de 7,3 années et celles des femmes, de 6,0 années[15].

 

 

   Dr Michel Robillard

 

 

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[1]      Ce fait est mentionné en page 16 (note 42) d’un décret de cour fourni lors d’un procès aux États-Unis. Il s’agit du cas de Lawrence V., entendu en Cour suprême, au Texas. Ce procès visait à faire déclarer inconstitutionnelles les lois interdisant la sodomie. Le document était signé par 31 groupes défendant l’homosexualité, dont The Human Rights Campaign, The National Gay & Lesbian Task Force, Parents, Families & Friends of Lesbians and Gays (PFLAG), the Gay & Lesbian Alliance Against Defamation (GLAAD) et The People for the American Way Foundation.

[2]     Laumann, et al., The Social Organization of Sex:  Sexual Practices in the United States, 1994.

[3]     Forman D, Chilvers C, Sexual Behaviour of Young and Middle-aged Man in England and Wales, British Medical Journal, 298, 1989, p. 1137-1142.

[4]     Ramfedi G et al, Demography of Sexual Orientation in Adolescents, Paediatrics, 89, 1992, p. 714-721. Dans cette étude, 36 741 adolescents ont été interrogés. C’est un nombre considérable qui rend l’étude d’autant plus fiable.

[5]    Mémoire de Vraies Femmes du Canada, p. 48,56. Sources :

1.        Dawson D, AIDS Knowledge and Attitudes for January – March, 1990, Provisional Data From the National Health Interview Survey, in Advance Data, no 193, National Center for Healith Statistics, Centers for Disease Control, Public Health Serviece, U .S. Department of Health and Human Services. p. 11.

2.        Fitti JE, Cynamon M, op. cit. pour April – June, no. 195, p. 11

3.        Adams PF, Hardy AM, op. cit. pour July – September, no 198, p. 11.

4.        Simmons, Relationship Study : Chicago-based research company « Overlooked Opinions » based on survey of 25,000 consumers in U.S. and in Canada.

[6]      Globe and Mail, 27 juin 1992.

[7]      Ces chiffres, de même que ceux qui concernent l’espérance de vie dans la section suivante, reflètent davantage la réalité de l’homosexualité masculine.

[8]      Bell AP, Weinberg MS, Hammersmith SK, Sexual Preferences, Indiana University Press, Bloomington, Indiana, 1981, p. 308-309.

[9]      Stewart SA, Aids Aftermath : Fewer Sex Partners Among Gay Men, USA-Today, November 21, 1984.

[10]     Bell AP, Weinberg MS, Homosexuality : A Study of Diversity Among Men and Woman, Simon and Schuster, New York, 1988, p. 308-309.

[11]     Tiré de Family Research Council , Culture Facts, Volume 6; Issue 3, April 9, 2004.

[12]     Tiré de Family Research Council , Culture Facts, Volume 6; Issue 3, April 9, 2004.

[13]     International Journal of Epidemiology, Volume 26, 1997.

[14]    Cameron P, Does Homosexual Activity Shorten Life, Psychological Reports, Volume 83, 1998 .

[15]    The New England Journal of Medicine, February 12, 1998.