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Conclusion : Appel aux hétéros !

 

La famille vit une crise. Dans les articles du présent numéro de notre journal Internet, nous avons souligné divers éléments qui permettent de mesurer l’ampleur du problème :

1.      Une culture qui fait de moins en moins de place aux enfants;

2.      La baisse de popularité du mariage;

3.      La grande instabilité des mariages;

4.      Une instabilité encore plus grande des unions libres;

5.      La redéfinition du mariage pour y inclure les couples homosexuels.

 

Notre culture est désormais centrée sur l’individu, son plaisir et ses droits. À l’extrême, une telle culture calcule les événements de la manière et dans l’ordre suivants :

Contraception à Faire l’amour à Vivre à deux si l’on s’aime vraiment à Possibilité d’avoir des enfants.

 

Au contraire, une culture centrée sur la famille voit les choses de cette manière :

S’aimer vraiment à S’engager par le mariage à Recourir à la contraception (pour limiter les naissances, pour assurer la régulation des naissances) à Avoir des enfants.

 

Plusieurs personnes croient encore ce que la révolution sexuelle a enseigné, à savoir que l’être humain est plus heureux s’il est libre de faire ce qu’il veut quand il le veut. Toutefois, l’expérience démontre le contraire. Se séparer fait toujours mal : à soi, à l’autre, aux enfants s’il y en a. Après une séparation, les choses se compliquent souvent plutôt que de s’améliorer. Après plusieurs échecs, bien des adultes finissent leur vie dans la solitude, le cœur rempli d’amertume. D’autres choisissent de ne jamais avoir d’enfants. En somme, plusieurs d’entre nous avons plus ou moins abandonné l’idéal de la famille. N’est-il pas temps qu’on se réveille et qu’on croit le bonheur familial toujours possible?

 

De plus, à la lumière de ce que nous avons étudié dans ce journal, je crois que la famille devrait être construite sur un couple hétérosexuel. Si les hétérosexuels réagissent si peu aux revendications des homosexuels, c’est qu’ils ont eux-mêmes perdus leurs convictions. Pourtant, il y a beaucoup d’arguments en faveur de la définition hétérosexuelle du mariage. Nous pouvons les résumer ainsi :

 

1.      La famille est la base naturelle de la société. Elle y apporte les enfants, les éduque et les nourrit. S’en remettre aux techniques de reproduction artificielle pour donner des enfants aux homosexuels, c’est emprunter là une voie qui est encore très peu explorée. De nombreuses questions ont été soulevées sur les plans biologique, psychologique, légal, économique et éthique. 

2.      La fierté d’être un enfant naturel, issu biologiquement d’un père et d’une mère, ne saurait se décrire avec des mots. De même, pour les parents, l’enfant naturel est la continuité de leur vie. Ils peuvent reconnaître en lui leurs véritables traits génétiques et s’éteindre en sachant que la vie continue au travers les générations futures.

3.      Par nature, nous sommes des êtres sexués – hommes ou femmes. Les hommes et les femmes sont différents, mais se complètent incroyablement bien. Il est temps de mettre de côté les incompréhensions du passé et de promouvoir un véritable mouvement de rapprochement entre les hommes et les femmes, qui, ensemble, constituent la totalité de l’humanité.

4.      L’éducation triangulaire, par des parents hétérosexuels, permet à l’enfant d’expérimenter deux relations intimes avec le masculin et le féminin. La majorité des éducateurs et des thérapeutes croient que chacune de ces deux influences est essentielle au développement normal de l’enfant.

5.      L’éducation triangulaire permet aussi la résolution du complexe d'Œdipe. Dans un milieu protégé, l’enfant vit ainsi son premier amour avec le parent de sexe opposé. Il apprend de plus à réagir aux sentiments que suscite cette première rivalité avec le parent du même sexe.

6.      Enfin, l’éducation par des parents hétérosexuels permet l’équilibre entre deux approches éducatives différentes. Par exemple, l’influence masculine pousse plus souvent à accomplir les choses, tandis que l’influence féminine agit souvent en protégeant et en consolant.

7.      Pour s’épanouir, une famille a besoin d’être stable. Nous avons vu que les unions homosexuelles sont encore beaucoup plus instables que les unions hétérosexuelles même hors mariage.

8.      Enfin, plusieurs disent que la redéfinition du mariage ouvre la porte à d’autres groupes de pression qui voudront faire reconnaître d’autres formes de familles. Acceptera-t-on la polygamie, par exemple ? Il se pourrait qu’on ne puisse pas la refuser sur le plan juridique. Or, non seulement cela pose un problème moral pour plusieurs, mais aussi les recherches de plusieurs anthropologues démontrent que l’union d’un homme et d’une femme rend les humains plus heureux que la polygamie[i].

 

Pour toutes ces raisons, nous sommes portés à croire que la définition du mariage devrait se limiter à l’engagement d’un homme et d’une femme. C’est là une valeur importante que notre société devrait conserver.

 

La philosophie pluraliste laisse croire que toutes les croyances s’équivalent. C’est faux ! Une société a besoin de certaines normes et d’assises stables. La philosophie pluraliste nous assoupie, tandis que nous voyons émerger toutes sortes de nouvelles définitions de la famille. Disons « oui » au dialogue et à la tolérance de la différence[ii], mais ne laissons pas des valeurs primordiales être manipulées et détruites par toutes sortes de facteurs qui viennent éroder le projet social hétérosexuel. Il faut maintenant travailler à rétablir un projet communautaire qui valorise le couple hétérosexuel et qui protège les enfants.

 

Chasteté-Québec encourage les garçons et les filles à attendre d’être prêts à s’engager dans le mariage avant d’avoir des relations sexuelles. Les personnes qui pratiquent la chasteté développent une vision positive du mariage et les habiletés nécessaires pour rendre leurs unions plus durables. Ainsi les familles fondées sur des mariages hétérosexuels solides se démarquent en offrant le plus grand potentiel pour être une zone sécuritaire, un espace de repli et de ressourcement, qui permettent au couple comme à leurs enfants de mieux affronter les défis et de construire l’avenir.

 

Michel Robillard

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[i]  Parmi les cultures polygames, de nombreux hommes ne marient qu’une femme parce que les rivalités causent beaucoup de problèmes. En Occident, le mouvement Hippie des années soixante, qui préconisait la vie à l’intérieur de communes, n’a pas fait long feu. Il en a été de même en Union soviétique dans les années trente.

[ii]  Je n’ai pas de problème à l’idée de laisser vivre ceux qui choisissent le mode de vie homosexuel. Le temps de la persécution est terminé. Mais, comme tous les hétérosexuels, j’ai le droit de protéger mes valeurs, moi aussi. Par exemple, je n’aime pas que les invités du professeur de morale enseignent à ma fille de 13 ans qu’elle est sûrement homosexuelle parce qu’elle aime beaucoup sa copine du même sexe! C’est tout à fait normal à cet âge-là d’être proche de ses amis du même sexe… C’est pourquoi je réagis lorsque le militantisme homosexuel cherche à infiltrer les écoles pour recruter. De même, je crois que les hétéros ont le droit de faire connaître leur désaccord vis-à-vis de la redéfinition du mariage.