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Vos réponses à notre dernier sondage sur

Les différences entre les garçons et les filles

 

Notre sondage sur les différences entre les garçons et les filles est le plus long que nous avons  effectué jusqu’ici. Il nous apprend beaucoup de choses. Les mêmes questions ont été posées aux garçons (Q 3 à 26) et aux filles (Q 27 à 50). Je vous donne d’emblée mes commentaires. Les personnes qui désirent voir les résultats par thèmes les trouveront présentés ci-dessous sous forme d’un tableau permettant de comparer les réponses des garçons à celles des filles. Il s’agit d’un sondage maison qui n’a pas la validité d’une recherche scientifique. Toutefois, il contient des informations qui pourraient servir d’hypothèses de départ à de futures recherches.

 

Bonne connaissance de l’autre sexe

Ce qui me frappe tout d’abord, c’est que la génération actuelle (53 % des répondants ont entre 18 et 25 ans; je suppose que la plupart sont Québécois) connaît bien la façon de penser de l’autre sexe. Par exemple, 59,7 % des garçons disent aimer les petites attentions, les encouragements et les compliments, alors que 61,8 % des filles devinent que ce sont les trois points préférés des gars parmi sept choix possibles. Il en va de même en sens inverse, les garçons ont aussi bien compris ce qui plaît aux filles.

Les garçons et les filles s’entendent aussi à dire que les filles sont avant tout sentimentales. Ce serait la principale faculté des filles d’après 38,0 % des garçons et 41,4 % des filles.

Enfin, les jeunes n’ont pas de difficulté à admettre que la violence conjugale atteint aussi les hommes. Une majorité de garçons (80 % environ1) et de filles (83 % environ) croient cependant que les filles sont plus souvent que les hommes victimes de violence physique.

 

Certains points moins bien connus

Malgré tout, il y a des domaines où les garçons et les filles ne perçoivent pas de la même façon le sexe masculin, comme il y a des domaines où les garçons et les filles ne perçoivent pas de la même façon le sexe féminin. Ainsi, la moitié des garçons croient que leur principale faculté est la pensée logique, alors que seulement 36,5 % des filles voient les choses ainsi. Les gars, seriez-vous moins raisonnables que vous ne le croyez? Les garçons, également, perçoivent dans 20,7 % des cas que les filles sont particulièrement fortes en esthétique, ce que seulement 11,8 % des filles reconnaissent. Les filles, par contre, perçoivent que la principale faculté des garçons est l’habileté manuelle dans 36,5 % des cas, alors que les gars ne le croient que dans 26,9 % des cas. De leur côté, 22,6 % des filles croient que leur principale faculté est l’intuition, ce que seulement 15,5 % des garçons ont perçu. On peut donc conclure que, mise à part la perception du fait que les filles ont plus de sentiments que les garçons, les garçons et les filles n’ont pas la même perception de leurs points forts et de leurs points faibles.

Les garçons perçoivent mieux que les filles ce qui motive leur partenaire à demander un rapport sexuel. En effet, les garçons estiment que l’envie est responsable dans 27,0 % des cas, (les filles disent 28,2 % pour elles-mêmes), et la preuve d’amour, dans 26,7 %, (les filles estiment 26,3 %). Au contraire, 53,5 % des filles perçoivent que les garçons ne les désirent que par pure envie physique, alors que seulement 39,0 % des garçons le pensent. Les garçons seraient donc bien moins manipulateurs que ne le perçoivent les femmes.

Ce qui frappe aussi, c’est que, dans notre culture, très peu de garçons et de filles sont prêts ou prêtes à prendre soin l’un de l’autre lorsqu’ils décident d’avoir des relations sexuelles. Le garçon est prêt à prendre soin de sa partenaire dans seulement 14,0 % des cas lorsqu’il décide de passer à l’acte. Ce n’est pas beaucoup, mais la perception des filles est encore pire, puisque ces dernières croient que seulement 9,3 % des garçons veulent prendre soin d’elles. De plus, il faut voir que seulement 11,5 % des filles sont prêtes à prendre soin du garçon, ce qui est en fait moindre que le pourcentage de garçons disposés à le faire. Les garçons, quant à eux, surestiment la réalité en croyant que 13,1 % des filles sont prêtes à prendre soin d’eux. Il existe donc ici un préjugé défavorable à l’égard de l’homme.

Autrefois, l’idée que les peines d’amour des filles étaient plus sévères était une croyance très répandue. Environ1 36 % des garçons et 29 % des filles le croient encore d’après notre sondage. Mais aujourd’hui, certaines recherches prouvent le contraire : les garçons seraient plus affectés. Dans notre sondage, 53,8 % des garçons et environ[1] 64 % des filles s’entendent pour dire que les peines d’amour sont aussi sévères pour les deux sexes.

Enfin, garçons et filles ne s’entendent pas sur la fréquence de la violence verbale dans les couples. Une majorité de filles, 57,5 % plus précisément, pensent que les hommes en seraient victimes aussi souvent que les femmes, alors qu’environ1 40 % des garçons le croient. Lorsqu’un homme est victime de violence, cela serait aussi grave que pour une femme d’après environ1 54 % des garçons et 65 % des filles. Il semble donc que ce sont les garçons, plus que les femmes, qui nient le phénomène.

 

Nous sommes différents

Les garçons comme les filles s’accordent à dire qu’ils ressentent qu’ils sont différents. Ainsi, 80,9 % des garçons et 82,9 % des filles disent ressentir les choses passablement ou très différemment de l’autre sexe. La majorité des deux sexes croient également que ces différences ne sont pas seulement d’ordre culturel. Pour 76,6 % des garçons et 81,3 % des filles, elles sont également le reflet d’une génétique différente.

En pratique, les différences ne sont pas toujours marquées. Si les garçons tout comme les filles sont majoritairement sensibles aux attentions et aux encouragements, les besoins d’une fille sont plus diffus. Elles disent aimer, dans 32,0 % des cas, ressentir la protection et la sécurité que leur apporte un homme. Elles aiment aussi l’ambiance romantique et les cadeaux dans une proportion de 22,0 %.

Dans le domaine de l’attirance, si les garçons tout comme les filles accordent beaucoup d’importance à l’apparence physique, il reste que 53,4 % des filles disent se préoccuper surtout du caractère, contre 20,9 % des garçons qui regardent à la personnalité de la fille. De plus, 21,1 % des garçons pensent que les filles se préoccupent de leur position sociale, mais seulement 8,6 % des filles, dans notre sondage, sont sensibles à cet aspect.

Également, seulement 12,1 % des filles vont sourire à un garçon qui les intéresse contre 27,1 % des garçons qui manifesteraient leur désir par un sourire. Cette différence est appréciable, et j’ai déjà lu des recherches qui le confirmait. Ces différences sont assez bien reconnues des deux sexes, puisque les garçons croient que 14,8 % des filles véhiculent leur désir par le sourire contre 19,7 % des filles qui pensent qu’un garçon qui leur sourit s’intéresse à elle.

Enfin, les garçons et les filles choisissent d’avoir des rapports sexuels pour des raisons différentes. Pour 39,0 % des gars, l’envie est la principale source de motivation alors que la preuve d’amour jouerait principalement chez 15,0 % d’entre eux. Les filles passent à l’acte plus souvent pour prouver leur amour que ne le font les garçons. C’est le cas pour 26,3 % des filles. Mais l’envie reste la principale motivation chez 28,2 % des filles.

 

Les points communs

Si les gars et les filles se savent différents, il est assez frappant toutefois de voir des résultats assez semblables dans plusieurs domaines. Par exemple, en ce qui concerne les préférences de l’ego, j’ai déjà mentionné que les filles, dans 46,0 % des cas, disent aimer les trois mêmes points que les garçons (les petites attentions, les encouragements et les compliments). Le pourcentage est moins élevé que celui des garçons, qui est autour de 60 %, mais c’est tout de même le premier choix des filles. 

Dans le domaine de l’attirance physique, en fait, les filles sont aussi très sensibles à l’apparence d’un homme. C’est leur premier souci dans 38,0 % des cas, et 42,6 % des gars le perçoivent. De plus, le simple fait qu’un gars soit beau est une source d’excitation pour    38,2 % des filles, ce que les garçons surestiment à 44,1 %. Il semble donc que les filles accordent de plus en plus d’importance aux aspects physiques de leur partenaire.

Autre surprise, si le garçon accorde beaucoup d’importance à l’aspect physique de sa partenaire, il semble qu’il soit aussi très sensible au comportement séducteur d’une fille un peu moins jolie. C’est également le cas pour bien des femmes. En effet, la beauté physique, indépendamment du comportement, est source d’excitation pour le garçon d’après 41,4 % des garçons. Par contre, le comportement et la tenue vestimentaire de la fille sont la principale source d’excitation d’un homme selon 45,2 % des garçons. En comparaison, le comportement joue un rôle pour séduire les femmes dans 58,4 % des cas.

Enfin, notre sondage nous a permis de constater qu’une majorité de garçons (78,0 %), mais un peu plus de filles (88,4 %), souhaitent partager le pouvoir à deux. Des proportions semblables de garçons (58,2 %) et de filles (61,7 %) réussissent à vivre harmonieusement ce partage du leadership. On peut voir aussi que les deux sexes ont en commun d’estimer que le partenaire ne décide pas assez souvent seul (24,5 % des garçons et 23,7 % des filles), un reflet de la loi de la paresse plus qu’un trait sexuel sans doute ! Par ailleurs, un peu plus de garçons (17,3 %) que de filles (14,6 %) trouvent que leur partenaire décide trop souvent. Cette légère tendance de la Québécoise à diriger le couple ressort aussi du fait qu’il y a plus de femmes qui aimeraient assumer seule le leadership du couple (6,4 %) que de femmes qui aimeraient que l’homme l’assume seul (5,2 %). Ces chiffres diffèrent nettement de l’attitude traditionnellement soumise de nos mères et de nos grands-mères. Mais nous sommes très loin ici d’un système matriarcal. À la lecture de ce sondage, il me semble que nos jeunes femmes ne veulent pas être des femmes qui mènent leurs hommes par le bout du nez. Les femmes souhaitent vivement (88,4 %) vivre un partenariat décisionnel.

 

Analyse faite le 23 septembre 2003

Michel Robillard

 

Résultats recueillis le 20 septembre 2003

 

Les répondants :

·          Durée du sondage :            6 mois.

·          Nombre de participants :    938.

·          Âge des participants :         19 %  (11 à 17 ans);

                                      53 % (18 à 25 ans);

                                         28 %  (> 25 ans).

·          Répartition des participants selon le sexe :  filles : 50,8 %;

  garçons : 49,2%.

 

Résultats :

 

Les garçons pensent :

Les filles pensent :

Ø Sur les différences entre les garçons et les filles (Q 3, 4, 6, 16) :

·          80,9 % – nous ressentons les choses passablement ou très différemment.

·          76,6 % – les différences sont génétiques et culturelles.

·          49,9 % – avant tout le garçon est logique.

·          26,9 % – le garçon est aussi habile manuellement.

·          38,0 % – la principale faculté des filles : le sentiment.

·          20,7 % – la principale faculté des filles : l’esthétique.

 

Ø L’attirance (Q 5, 7, 9, 15, 17, 19) :

·          42,6 % – les filles pensent avant tout à l’apparence physique.

·          36,3 % – les filles pensent avant tout au caractère.

·          21,1 % – les filles pensent avant tout à la position sociale.

·          73,2 % – les garçons pensent avant tout à l’apparence physique.

·          20,3 % – les filles pensent avant tout au caractère.

·          45,2 % – le comportement et la tenue vestimentaire déclenchent l’excitation du gars.

·          41,4 % – le simple fait qu’une fille soit belle de corps ou du visage excite un gars.

·          41,8 % – le comportement et la tenue vestimentaire excitent les filles.

·          44,1 % – le simple fait qu’il soit beau de corps ou du visage excite une fille.

·          27,1 % – seulement des garçons vont sourire à une fille qui les intéresse.

·          72,9 % – par politesse, à tout le monde ou parce qu’elle est gentille.

·          14,8 % – seulement des filles vont sourire à un garçon qui les intéresse.

·          85,2 % – par politesse, à tout le monde ou parce qu’il est gentil.

 

Ø Les caresses de l’ego (Q 8, 18) :

·          59,7 % – aiment les petites attentions, les encouragements et les compliments.

·          42,8 % – des filles aimeraient les petites attentions, les encouragements et les compliments.

·          31,2 % – des filles aimeraient la protection et la sécurité.

 

Ø Les peines d’amour (Q 10, 20) :

·          53,8 % – nos peines d’amour sont aussi sévères.

·          35,9 % à 36,1 % – nos peines d’amour sont moins sévères.

 

Ø Que la violence conjugale (Q 11 à 13, 21 à 23):

·          76,9 % à 85,9 % – physique, touche le garçon moins souvent que les filles.

·          52,2 % à 55,5 % – mais si cela se produit, c’est aussi grave que pour les filles.

·          36,3 % à 50,0 % – mais si cela se produit, c’est moins grave que pour les filles.

·          35,9 % à 44,5 % – verbale, touche le garçon aussi souvent que les filles.

·          31,7 % à 33,8 % – verbale, touche le garçon moins souvent que les filles.

 

Ø   Qu’on a des relations sexuelles (Q 14, 26) :

·          Le garçon – par envie : 39,0 %; comme preuve d’amour : 18,1 %.

·          Le garçon – prêt à prendre soin de l’autre : 14,0 %; à s’engager :    17,0 %. 

·          11,9 % des garçons se soucient du risque. 

·          La fille – par envie : 27,0 %; comme preuve d’amour : 26,7 %.

·          La fille – prête à prendre soin de l’autre : 13,1 %;

     à s’engager : 19,9 %. 

·          13,2 % des filles se soucient du risque. 

 

Ø Que le partage du pouvoir (Q 24, 25) :

·          78,0 % aimeraient que les décisions se prennent toujours à deux.

·          58,2 % vivent le partage du pouvoir harmonieusement.

·          17,3 % sentent que la partenaire décide trop.

·          24,5 % sentent que la partenaire ne décide pas assez.

 

Ø Sur les différences entre les garçons et les filles (Q 27, 28, 30, 40) :

·          82,9 % – nous ressentons les choses passablement ou très différemment.

·          81,3 % – les différences sont génétiques et culturelles.

·          41,4 % – la principale faculté des filles : le sentiment.

·          22,6 % – la principale faculté des filles : l’intuition.

·          38,6 % – le garçon est habile manuellement.

·          36,5 % – le garçon est aussi logique.

 

Ø L’attirance (Q 29, 31, 33, 39, 41, 43) :

·          83,8 % – les gars pensent avant tout à l’apparence physique.

·          53,4 % – les filles pensent avant tout au caractère.

·          38,0 % – les filles pensent avant tout à l’apparence physique.

·          58,4 % – le comportement et la tenue vestimentaire déclenchent l’excitation du gars.

·          38,2 % – le simple fait qu’une fille soit belle de corps ou du visage excite un gars.

·          48,5% – le simple fait qu’un gars soit beau de corps ou du visage excite une fille.

·          34,8 % – le comportement et la tenue vestimentaire excitent les filles.

·          19,7 % – seulement des garçons vont sourire à une fille qui les intéresse.

·          80,3 % – par politesse, à tout le monde ou parce qu’il est gentil.

·          12,1 % – seulement des filles vont sourire à un garçon qui les intéresse.

·          87,9 % – par politesse, à tout le monde ou parce qu’il est gentil.

 

 

 

Ø Les caresses de l’ego (Q 32, 42) :

·          61,8 % – des gars aimeraient les petites attentions, les encouragements et les compliments.

·          46,0 % – des filles aiment les petites attentions, les encouragements et les compliments.

·          32,0 % – des filles aiment la protection et la sécurité.

·          22,0 % – des filles aiment l’ambiance romantique et les cadeaux.

 

Ø Les peines d’amour (Q 34, 44) :

·          63,6 % à 64,3 % – nos peines d’amour sont aussi sévères.

·          28,5 % à 29,1 % – nos peines d’amour sont plus sévères.

 

Ø Que la violence conjugale (Q 35 à 37, 45 à 47):

·          80,2 % à 85,9 % – physique, touche le garçon moins souvent que les filles.

·          61,6 % à 68,0 % – mais si cela se produit, c’est aussi grave que pour les filles.

·          28,8 % à 35,2 % – mais si cela se produit, c’est plus grave que pour les garçons.

·          57,5 % – verbale, touche le garçon aussi souvent que les filles.

 

 

 

Ø Qu’on a des relations sexuelles (Q 38, 50) :

·          Le garçon – par envie : 53,5 %; comme preuve d’amour : 15,0 %.

·          Le garçon – prêt à prendre soin de l’autre : 9,3 %; à s’engager :      14,1 %. 

·          8,1 % des garçons se soucient du risque. 

·          La fille – par envie : 28,2 %; comme preuve d’amour : 26,3 %.

·          La fille – prête à prendre soin de l’autre : 11,5 %;

      à s’engager : 20,4 %. 

·          13,6 % des filles se soucient du risque. 

 

Ø Que le partage du pouvoir (Q 48, 49) :

·          88,4 % aimeraient que les décisions se prennent toujours à deux.

·          6,4 % aimeraient assumer le leadership du couple.

·          5,2 % aimeraient que l’homme assume le leadership.

·          61,7 % vivent le partage du pouvoir harmonieusement.

·          14,6 % sentent que le partenaire décide trop.

·          23,7 % sentent que le partenaire ne décide pas assez.

 

                                                                                            

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1 Plus d’une question allaient chercher cette information en inversant la proposition. Deux réponses sont donc offertes. Je donne ici la moyenne de ces deux réponses.