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Débat chez les
homosexuels
Le débat sur la redéfinition du mariage n’oppose pas seulement les homosexuels aux hétérosexuels. En fait, la majorité des hétérosexuels sont plutôt indifférents à cette cause. Par contre, deux camps se dessinent parmi les homosexuels pour débattre de cette question. Les propos du groupe EGALE (Equality for Gays and Lesbians Everywhere) sont assez connus, puisque ce sont leurs arguments qui ont influencé les gouvernements pour qu’ils se prononcent en faveur d’une redéfinition des lois actuelles sur le mariage. Par contre, les arguments du camp HOPE (Homosexuals Opposed to Pride Extremism), groupe homosexuel opposé au mariage homosexuel, sont moins connus. Afin que vous soyez mieux informé, nous reproduisons intégralement ici un texte écrit par son président.
Interrogé par le journal Calgary Herald, le
président du groupe HOPE, John McKellar, rapporte que de 2 % à 4 % des Canadiens seulement sont
homosexuels (gais ou lesbiennes) et que parmi ces gens, moins de 1 % sont
intéressés par le mariage entre personnes de même sexe ou par l’union civile.
Il croit que le Canada ne devrait pas changer ses lois sur le mariage juste
pour plaire à un petit groupe à l’intérieur d’une minorité. Le président de
HOPE précise que les lois fédérales et provinciales sont actuellement modifiées
et que les valeurs traditionnelles sont compromises uniquement pour apaiser
quelques personnes. Lors de cette entrevue, John McKellar cite le Toronto
Star, qui déclare que bien des couples de même sexe qui ont vécu des unions
de fait prolongées ne sont pas intéressés par le mariage.
Stephen Lock, directeur albertain du groupe de pression homosexuel EGALE,
concède qu’un nombre considérable d’homosexuels ne veulent pas se marier parce
qu’ils ne veulent pas copier le standard hétérosexuel. Toutefois, dit-il,
certains veulent se marier; alors, de quel droit leur refuserions-nous l’accès
au mariage?
Quand on ne danse pas avec les sodomites,
on est moins que rien.
Camille Paglia
L’attaque de la fin de semaine dernière contre la parade de la Fierté gaie à Stockholm, en Suède, et le barbouillage du mot « honte » au moyen d’un fusil à peinture sur le trottoir devant la cathédrale Saint-Michel constituent un triste avertissement de l’escalade que risque de connaître la lutte entre les dites gauche et droite. Par la poursuite avide et implacable de l’affirmation de leur style de vie, mes frères et mes sœurs activistes, de concert avec l’élite juridique, les politiciens manipulés et les médias libéraux, ont sérieusement compromis des décennies de travail pour assurer leur droit à la vie privée et à la tolérance.
Il est aussi facile de démolir l’idée du mariage entre personnes de même sexe que de manger un cornet de crème glacée. Et nul besoin est de donner en référence la moindre Écriture sainte ou doctrine d’Église. Bien que je déteste toutes les formes de dogmes, qu’ils soient religieux ou activistes gais, je reconnais la vérité universelle qu’aucune des religions importantes du monde n’a jamais approuvé l’homosexualité, laquelle n’a pu être pratiquée ouvertement qu’en des périodes pacifiques, riches et cosmopolites. Même dans l’Antiquité classique, l’homosexualité était controversée et, en dépit des prétentions exagérées des partisans de l’heure, elle ne s’est exercée en l’absence de toute condamnation morale en aucun endroit ni en aucune période.
Au lieu d’invectiver le Vatican et de citer de travers monseigneur Henry,
les gens qui réclament « le choix et la diversité » devraient lire la
presse gaie, ordinairement à la remorque de la ligne de partis activistes, qui
est remplie d’articles, d’éditoriaux et de lettres au rédacteur qui démolissent
et se moquent de l’idée de mariage du même sexe. Il est clair qu’une grande
majorité d’entre nous n’éprouvons ni le besoin ni l’envie d’un mariage gai. Les
auteures lesbiennes, Jane Rule et Camille Paglia, la reine de la drague, Sky
Gilbert et feu le pionnier de l’activisme, Harry Hay, font partie des nombreux
adversaires éminents de cette parité
imposée.
Nous n’avons pas besoin ni ne voulons de l’État dans nos chambres à coucher. Nous n’avons besoin ni ne voulons être enchaînés par des règles, des règlements et de la paperasse. Nous avons déjà gagné la bataille des avantages sociaux pour le conjoint de même sexe, de sorte qu’il n’existe plus de souci concernant les pensions et la propriété. Que les hétéros conservent leur mariage! Nous voulons être libres de l’esprit commun, homogène et égalitaire qui est en train de détruire ce qu’il reste de la culture gaie.
Même le mariage gai offert en spectacle le 14 janvier 2001 à la Metropolitan Community Church de Toronto, qui a été traité comme l’événement social de la saison par des médias en délire, a été évité et ridiculisé par la communauté gaie. Mieux vaut demeurer à la maison et nettoyer le frigo lorsque votre image publique est pareillement représentée par de tels spécimens de martyrs larmoyants qui s’imaginent être des pionniers et des révolutionnaires quand ils ne font que renforcer tous les préjugés contre nous.
En tant qu’homme gai déclaré, je n’éprouve aucune difficulté à concéder que
l’hétérosexualité est et sera toujours la norme humaine absolue. Mais je n’ai
pas de temps à perdre avec la mentalité hédoniste moderne de la culture pop,
qui met facilement l’homosexualité et l’hétérosexualité dans le même panier
sans aborder les questions profondes de la psychologie humaine au-delà de la
dichotomie superficielle du progressisme et du conservatisme, de la liberté et
de l’oppression. J’ai encore moins de temps à perdre avec les demandes
insatiables et infantiles braillardes de mes frères et sœurs radicaux qui
voudrait que la terre entière « soit avec eux dans le placard »[3].
Aussi ai-je mis sur pied Hope (Homosexuals Opposed to Pride Extremism)[4] en 1997 pour trois raisons :
dénoncer les mensonges, les mythes, les distorsions et la propagande de
l’activisme gai contemporain; désarticuler la politique de l’oppression et de la
victimologie; donner la parole aux gais et aux lesbiennes qui sont heureux,
indépendants et qui ont réussi leur vie, qui ne se lèvent pas chaque jour en
pensant que « la haine, la bigoterie et la discrimination » se
tapissent sous leur lit et qui ne se précipitent pas vers les tribunaux, les
gouvernements ou les commissions des droits de la personne pour une vie de
préférences thérapeutiques. Ces six dernières années, ma position
apparemment controversée m’a valu une attention considérable de la part des médias.
J’ai écrit des articles. On a parlé de moi autant dans la presse gaie que dans
la presse traditionnelle. J’ai participé à des entrevues et à des débats à la
radio et à la télévision. Au mois d’avril 2001, on m’a demandé une
déclaration assermentée en faveur des répondants dans les cas de mariage entre
personnes de même sexe devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique.
La plupart des Canadiens estiment que les gais et les lesbiennes devraient
avoir le droit de s’engager dans n’importe quelle sorte de sexe consensuel
selon leurs préférences et d’organiser leur vie comme il leur plaît. Mais j’en
ai marre de cette clique activiste qui voudrait que ma dignité et mes relations
soient dévaluées parce que l’État ne veut pas autoriser le mariage entre personnes
de même sexe. De plus, je ne souffre ni d’insécurité ni d’égoïsme au point
d’exiger que le mariage soit redéfini pour le reste du monde. Le mariage n’est
pas une convention arbitraire et ne doit pas changer avec le temps qui passe.
On ne parle pas de musique, de mode ou d’art. On parle d’une institution dont
les quatre interdits – on ne peut se marier qu’avec une personne à la
fois; on ne peut se marier avec une personne de l’autre sexe; on ne peut se
marier avec une personne qui n’a pas atteint un certain âge; on ne peut se
marier avec une personne qui est notre proche parente – ont été fixés
moralement et légalement pendant des millénaires. L’humanité aspire à de tels
facteurs stabilisants dans notre monde kaléidoscopique. Si nous abandonnons ces
normes, alors tout devient légal et tout devient moral. Si on permet les
mariages gais (une prérogative des empereurs romains les plus décadents),
pourquoi alors ne pas admettre la polygamie? Pourquoi pas l’union entre frère
et sœur, parent et enfant?
Il n’est pas nécessaire d’être un « fondamentaliste religieux,
fanatique de droite » pour être opposé au mariage gai. On notera qu’une
coalition multiconfessionnelle de catholiques, de sikhs, de musulmans,
d’anglicans et d’évangéliques est intervenue dans le débat entourant la
redéfinition légale du mariage et compte mener jusqu’au bout le combat contre
ce nihilisme. Qu’un regroupement aussi divers d’organisations religieuses,
pourtant en désaccord sur de nombreux points doctrinaux, théologiques et
pratiques, défende unanimement le mariage traditionnel montre clairement un
souci majeur envers cette question. Par conséquent, les gais devraient cesser
de rouspéter contre les chrétiens, les juifs et les musulmans sincères qui
exercent leur droit constitutionnel de liberté d’expression sur le sujet de
l’homosexualité et dont la vaste perspective philosophique triomphe facilement
du provincialisme et de l’amoralité du monde gai. En effet, leur position est
plus crédible et honnête que la casuistique tortueuse des ecclésiastiques
intéressés qui prennent le chemin de la moindre résistance en créant leur
propre église sur mesure pour proclamer leur philosophie de l’arc-en-ciel[5].
Les activistes gais et leurs complices inconditionnels des médias nous
lancent sans cesse par la tête que l’homosexualité n’est pas un choix,
parce que personne ne choisirait d’être gai dans une société
« homophobe ». Premièrement, il y a un élément de choix dans tout
comportement, qu’il soit sexuel ou non. Deuxièmement, en dépit de la fanfare publique
et des hypothèses à la mode, il n’existe pas la moindre preuve scientifique
pour conclure que les influences biologiques, génétiques, psychologiques et
sociologiques déterminent l’orientation sexuelle. Le changement qui s’effectue
présentement dans l’opinion publique concernant l’homosexualité et qui est
présenté comme un progrès scientifique est contredit plutôt que soutenu par la
science. Il s’agit d’une transformation de la moralité publique provenant de
l’abandon généralisé de l’éthique judéo-chrétienne. Bien qu’acclamé comme un
« progrès », ce phénomène n’est en réalité qu’un retour aux anciennes
pratiques païennes appuyées par la réaffirmation contre-culturelle du
relativisme moral gnostique.
Il est bien établi que les relations de longue durée et la fidélité sont
extrêmement rares dans le monde gai. Des fêtes des gars de Hollywood à l’île de
Feu, de la Fierté gaie aux Jeux gais, les hommes homosexuels sont constamment à
la recherche « de la Mecque », même si ce n’est que pour une fin de
semaine. Même lors de la Conférence mondiale annuelle sur le sida, la vie
nocturne est plus remarquable que les activités diurnes. Chaque nuit, les
discos sont pleines de médecins, d’infirmiers, d’activistes et de chercheurs
gais qui se draguent sans scrupule les uns les autres. Les pavillons de bain [bathhouse]
y font des affaires d’or. Malgré la solennité et le tragique qui entourent le
traitement d’une maladie aussi dévastatrice et fatale que le sida, l’atmosphère
hédoniste, lascive et carnavalesque du sexe ne connaît pas de relâche.
Les guides touristiques les plus populaires et les plus recherchés par les
gais en voyage sont ceux qui repèrent avec révérence les endroits de drague où
se pratique une sexualité gaie anonyme, qu’il s’agisse de pavillons de bain, de
parcs, de toilettes publiques, de routes rurales ou de gares d’autobus des
grandes villes. Quiconque s’imagine que le mariage entre personnes de même sexe
pourra réprimer l’impulsion d’excès libidinal de l’homme gai est ou bien naïf
ou bien hypocrite. Récemment, Xtra, revue bihebdomadaire pour les gais
et les lesbienne, publiait un important article intitulé « Comment rester
mariée et être quand même une salope ». À première vue, l’article peut
paraître satirique. Mais il constitue, en fait, un mode d’emploi sérieux pour
tirer profit des contradictions de la vie. Un autre article de la même revue
parle de l’ironie perverse de voir comment les champions du droit au mariage
gai sont des gens déjà accotés, qui ont perdu leur jeunesse, dont les enfants
sont partis ou à la veille de partir et dont les parents sont en voie de
disparaître.
Dans sa déclaration assermentée à l’appui du mariage entre personnes de
même sexe, EGALE (Equality for Gays and Lesbians Everywhere)[6] affirme que si les gais et les lesbiennes
sont exclus de ce qui est offert au reste de la société, nous demeurerons
toujours marginalisés et stigmatisés. Foutaise! L’activisme gaie a toujours
affiché une confiance belligérante naïve que l’« homophobie » disparaîtra
suite à une imposition éducationnelle massive des masses ignares. Mais un tel
endoctrinement continue ne serait pas possible sans une oblitération fasciste
de toutes les libertés. Et comme la liberté l’emporte toujours sur la diversité
et la tolérance, vous pouvez être certain que la perception d’une menace à la
liberté produira une réaction à l’échelle de la société qui assurera
l’oppression de tous les homosexuels. Les hommes gais, en particulier, sont
toujours sur le bord d’un précipice, parce que nous sommes toujours les
premiers à être purgés lors d’un cataclysme politique.
Autre prétention sophistique de la part d’EGALE : la « pureté du sexe » est l’équivalent de la « pureté de la race ». Ceci n’est pas seulement intellectuellement malhonnête, mais insulte aussi et manque de respect envers les Noirs, les juifs et les autres minorités ethniques. L’auteure et professeure d’humanité, la lesbienne Camille Paglia, énonce succinctement: L’establishment activiste gai a été stupide et étroit dans la manière de mener sa campagne des droits civils. Il n’y a aucune tête d’affiche gaie le moindrement de la trempe de Martin Luther King, parce que l’activisme noir prenait racine dans la tradition spirituelle d’Église, envers laquelle la rhétorique politique gaie affiche une hostilité infantile. Le parallèle présumé par les dirigeants homosexuels entre les gais et les Noirs comme minorités opprimées a toujours été douteux et a été rejeté avec colère par bien des Afro-Américains. En effet, la discrimination basée sur couleur de la peau n’est pas comparable à la résistance compliquée de presque toutes les sociétés contre l’homosexualité à découvert, laquelle implique de délicates questions de moralité et de psychologie. La plupart des gais peuvent « passer » quand ils le veulent, ce qui est une option offerte à très peu de Noirs. (Vamps and Tramps, 1994.)
Quel que soit l’enseignement ou le silence d’une société sur
l’homosexualité, aucun gai ou lesbienne, entouré d’une masse écrasante
d’hétérosexuels, ne se sentira à l’aise dans son monde sexuel et émotionnel,
même dans la plus tolérante des cultures. Nous apprenons, dès le jeune âge, les
rituels de la duperie, de l’affichage d’une fausse personnalité et de fausses
apparences. Et quiconque croit qu’une révolution politique, sociale ou même
culturelle pourra apporter un changement fondamental à ce fait nie la réalité.
La vérité malheureuse est que l’homosexualité masculine ne sera jamais acceptée
totalement par la majorité hétérosexuelle, qui obéit à des diktats, qui ne sont
pas ceux d’une société ou d’une religion encrassée de préjugés, mais qui sont
ceux de la nature procréatrice. Pourtant, ce désespoir approfondit notre
perspicacité artistique et nous permet de créer la civilisation. Assurément
Michel-Ange, Léonard de Vinci, Tchaïkovski, Somerset Maugham, Gore Vidal et
d’autres ont vécu de la souffrance et de l’aliénation, mais voyez ce qu’ils ont
donné au monde. Voyez comment ils ont fait progresser la culture et l’ont
enrichie. Ils étaient trop cultivés, trop créatifs et trop cosmopolites pour se
préoccuper des banalités de la fierté sexuelle, des études sur la pédérastie ou
sur la diversité des comportements. Un d’entre eux a glorifié Dieu et l’Église
en peignant le plafond de la chapelle Sixtine, malgré la dénonciation claire de
l’homosexualité par le Vatican.
De loin, le corollaire le plus effrayant et le plus insidieux rattaché au
mariage gai est l’adoption par un couple de même sexe (déjà légalisée dans certaines
juridictions). Cela constitue un flagrant abus d’enfant. Les enfants ont besoin
d’une mère et d’un père biologiques. Nous savons que cela n’est pas toujours
possible, même dans le contexte des mariages entre personnes de sexes opposés.
Mais on ne solutionne pas un problème, on n’allège pas un paradoxe en en créant
un nouveau. Les enfants ne sont pas censés être des cobayes pour des
expériences d’ingénierie sociale. Des partisans intéressés fabriqueront des
statistiques pour soutenir des prétentions spécieuses selon lesquelles les
enfants de parents gais connaîtraient un sort équivalent à celui des couples
traditionnels. Mais le phénomène des parents de même sexe n’a pas la longévité
nécessaire pour permettre de telles conclusions, quand l’expérience vécue par
les familles monoparentales a souvent, bien que pas toujours, manifestée une
déficience dans le développement des enfants.
Quand la société permet à des hommes d’épouser des hommes et à des femmes
d’épouser des
femmes, elle perpétue la confusion entre les sexes et contribue à la crise
toujours croissante de la question du rôle de l’homme et de la femme. Avant
Stonewall[7], les gais et les lesbiennes se mêlaient
dans la société et dans des clubs avec une assez bonne compréhension et une
certaine appréciation mutuelles. Mais, à mesure que la libération gaie s’est
accomplie, les hommes gais, bouillant de leur liberté nouvellement acquise, ont
plongé dans des bacchanales de narcissisme et de promiscuité. Les bars
exclusifs, les chambres des orgies et les pavillons de bain ont progressé en
nombre et en luxure. D’étranges maladies parasitaires ont bientôt commencé à
paraître et, en 1981, on a diagnostiqué un « cancer gai », le sida.
Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître que la tentative des hommes gais
de créer un monde sans femme a échoué de façon catastrophique.
Malheureusement, le sens de l’histoire des gens commence à leur naissance, ce qui signifie que tout ce qui les précède est démodé et non pertinent et que tout ce qui suit est éclairé et progressif. Cependant, nous ne pouvons ni ne devons ignorer les leçons de l’Histoire et de la nature. Maintes et maintes fois, on a vu que chaque fois que l’humanité n’a pas protégé les institutions politiques, morales et sociales qui ont fait leur preuve, chaque fois que l’humanité a érigé l’orgueil en vertu, a épousé un comportement populaire contraire à la loi naturelle et chaque fois que l’humanité est devenue arrogante, autonome, égalitaire, nihiliste et irréfléchie, la civilisation s’est effondrée toujours et sans
exception. Voici
que nous répétons ce cycle et que nous nous apprêtons à nous écraser et à être
consumés une fois de plus par les flammes.
John McKellar
Président de HOPE
Toronto (Ontario) Canada
hopenow@hotmail.com
[1] Traduction faite par notre équipe. Ce texte a aussi été reproduit dans Le Devoir.
[2] En
anglais, espoir se dit hope. Le titre en anglais se trouve donc à faire
un jeu de mot avec le nom du groupe Hope (Homosexuals Opposed to Pride
Extremism).
[3] Note du traducteur : Il s’agit ici d’une allusion à l’expression « sortir du placard », le fameux « coming out », qui est l’aveu public de son homosexualité. En somme, l’auteur souligne que certains voudraient que tous soient homosexuels comme eux.
[4] Homosexuels opposés à l’extrémisme de Fierté
[5] La philosophie de l’arc-en-ciel (rainbow) consiste à prendre de la drogue, à avoir des partenaires multiples et à adorer le soleil. La confession collective y est aussi pratiquée. Contrairement au mouvement hippie des années soixante, ce mode de vie ne se pratique que lors de rassemblements occasionnels. Contrairement aux raves, la musique et la danse n’en constituent pas l’activité principale.
[6] Égalité partout pour les gais et les lesbiennes
[7]
« Stonewall » est le nom d’un bar du bas Manhattan (New-York) où
a eu lieu un des premiers affrontements entre policiers et homosexuels en 1969.
Selon les témoins, le patron de cet établissement, principalement fréquenté par
des homosexuels, aurait lancé une bouteille sur la voiture d’un des policiers
qui souhaitait arrêter des hommes pour leurs activités sexuelles illégales.
Depuis, « Stonewall » est devenu le symbole du militantisme
homosexuel. (Source : http://www.stonewallrevisited.com/)