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15 artistes disent NON au
mariage
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« 15
artistes disent NON au mariage », c’est le titre d’un article choc paru le
20 octobre 2001 dans le journal Échos
Vedettes. Un titre qui rappelle le militantisme anti-mariage des années
soixante. Mais en lisant l’article, on se rend vite compte que les artistes
sont loin d’être aussi catégoriques.
En
fait, pour Josée Boudreault, animatrice à CKMF, c’est plutôt le contraire. Elle
aimerait bien que son chum la demande en mariage. Elle attend. Quant à Marilyse
Bourke qui joue dans Km/h et Watatatow, elle s’aperçoit qu’en
vieillissant, elle comprend pourquoi les gens font ce choix et s’habitue à
l’idée qu’elle pourrait se marier un jour.
Seulement
4 des 15 artistes affirment qu’ils ne se marieront pas. Pierre Marcotte, Sylvie
Legault et Mélanie Maynard sont déçus de leur mariage antérieur et ne se
sentent pas particulièrement masochistes ! Seul Pierre Curzi vit ce qu’il
appelle la vieille notion des années 70.
Deux
autres artistes, Pénélope McQuade et Martine Francke, la blonde d’André
Robitaille, nous disent qu’elles croient à la fidélité, à la stabilité et à
l’engagement – les valeurs du mariage quoi ! Mais Pénélope dit que rendre la
chose officielle risquerait de provoquer l’effet contraire. De même, Martine
dit que le fait de se sentir trop en sécurité lui ferait peur. Pénélope relie
ses peurs au fait qu’elle est une enfant du divorce comme plusieurs de sa
génération.
Finalement,
les cinq autres artistes ont dit qu’ils aimeraient se marier pour le plaisir de
la cérémonie et de la robe blanche, mais qu’ils n’en sentaient pas un besoin
pressant. La venue d’un enfant pèse aussi dans la décision de faire le grand
saut.
Que
devons-nous conclure ? Je crois que le titre de cet article ne reflète pas
vraiment les propos des artistes. Il ne s’agit pas d’un NON catégorique au
mariage. Toutefois, les gens expriment de nos jours certaines réticences. Ils
ont peur à la suite d’une mauvaise expérience personnelle ou de l’échec de leurs
parents. Ou encore, ils ne comprennent plus les valeurs qui font du mariage ce
qu’il est censé être. Le mariage est alors perçu comme un gros party qui coûte
cher ou comme un contrat assurant la sécurité des enfants. On a oublié que la
robe de mariée est le symbole de la virginité et de la pureté d’une union
fidèle et permanente.
MR